Une séance de méditation pleine conscience pour les débutants

Rien de plus simple à priori que de débuter une séance de méditation. Mais attention à bien respecter quelques règles de base avant de vous lancer. Vous débutez ? Suivez le guide.

L’attention au souffle, aux sensations du corps

Lorsque le corps est enfin posé, au calme, dans la posture adéquat, on porte son attention sur la respiration au niveau de l’abdomen. Et on observe le souffle, les sensations dans le corps. On inspire le ventre se gonfle légèrement, on expire il se rétracte. L’esprit ne manquera pas de vagabonder comme il a l’habitude de le faire mais avec bienveillance pour soi on le ramènera sur le souffle, la conscience du souffle. Car la seule chose immuable c’est cela, ce souffle d’air qui pénètre et ressort de notre corps. Le souffle de la vie. Nous n’avons aucun effort à produire pour cela. Tant que nous respirons nous sommes en vie. Porter son attention au souffle de manière délibérée est l’acte le plus radical pour se souvenir que nous sommes là, vivant, déjà pleinement vivant. Nous ouvrons alors un espace intérieur de calme et de paix, juste dans la conscience de ce qui est là, sans jugement, avec douceur. On accueille et on revient sur le souffle, toujours, dans la conscience du corps, comme si nous faisions un voyage intérieur, en laissant les tensions se dissoudre.

Observer les vagues de pensées sans s’accrocher

Il n’y a pas d’échec en méditation car il n’y a rien à réussir. Contrairement à une idée bien répandue, il ne s’agit pas par exemple de parvenir à ne plus penser, à faire le vide dans sa tête. Il est juste question d’observer très attentivement tout ce qui se passe en nous, les sensations, les émotions, les pensées sans s’y attacher, s’y accrocher, comme les vagues se soulèvent et s’évanouissent dans la mer. Nous entraînons notre esprit à être pleinement conscient de ce qui est là, ici maintenant, dans le calme et la détente. Nous apprécions pleinement la sensation d’être, de vivre, de respirer. En laissant nos ruminations sur le passés ou nos préoccupations concernant le futur s’effilocher, nous allons nous enraciner dans le moment présent, libre et ouvert.