La posture de méditation assise

Méditer assis : ce que vous devez savoir

La « bonne posture » joue un rôle essentiel dans la méditation. D’abord parce qu’elle nous permet d’éviter les affres de l’inconfort de l’immobilité dans la durée mais aussi parce qu’elle favorise une bonne circulation du souffle et de l’énergie pendant la méditation en assurant ainsi pleinement ses bienfaits.

La chaise

On a tous en tête l’image du parfait yogi assis en tailleur dans la position dite du lotus. Avant de vous emmêler les pinceaux pour tenter d’y parvenir, sachez que ce n’est pas forcément la meilleure position pour nous, occidentaux, peu familiarisés avec la posture assise au sol. On peut donc très bien méditer assis sur une chaise, l’effet sera tout aussi bénéfique. Il suffit alors de se tenir droit, fessiers sur le devant de la chaise, sans s’adosser.

Conseils pour l’assise au sol

Si on choisi d’être au sol, il est conseillé de prendre un coussin (safu) ou un petit banc de méditation afin de tenir le dos droit en surélevant le bassin. Dans le cas de l’assise sur coussin, on conseille aux débutants manquant de souplesse au niveau des jambes et hanches de glisser sous chaque genou un coussin de soutien. Si cette formule est encore inconfortable, vous pouvez aussi essayer de vous installer à genou en disposant sous les fesses une pile de coussins suffisamment haute pour que votre corps soit confortable. Assurez-vous toujours que votre taille n’est pas serrée et préférez d’une manière générale des vêtements amples, confortables.

Les variantes de la posture assise sur coussin

Différentes variantes de la posture assise sur coussin sont possibles pour disposer les jambes. Dans la posture du lotus complet on place le pied gauche sur la cuisse droite puis le pied droit sur la cuisse gauche. Si cela s’avère trop difficile, on peut adopter la posture du demi lotus, dite aussi posture du bodhisattva ou posture « heureuse », avec un seul pied posé sur la cuisse opposée. Pour le quart de lotus les pieds sont posés devant nous.

S’installer dans la posture

On place ensuite les mains à plat sur les genoux. Dans la pratique bouddhiste, la main droite est posée sur la gauche au niveau du pubis. La colonne vertébrale est bien droite, comme si un fil invisible la traversait jusqu’au sommet de la tête, s’élevant de la terre vers le ciel. On garde une légère cambrure naturelle au niveau des reins. Les épaules doivent être relâchées. On peut à cet effet commencer la pratique de méditation par une profonde inspiration en relevant fortement les épaules vers les oreilles puis en relâchant tout à l’expiration. Les épaules se positionnent ainsi naturellement, légèrement rejetées en arrière afin de libérer la nuque et les cervicales. Le menton est légèrement rentré contre la gorge. La langue vient se plaquer derrière les dents du dessus, contre le palais. On peut fermer les yeux ou les garder mi clos, le regard vers le bas, dans le prolongement du nez, en fixant si besoin un point au sol. La posture est digne et détendue. On peut s’aider en se représentant son corps tel une montagne, solide et paisible, bien ancrée dans le sol.