Créer un espace de méditation chez soi

Méditer c’est aussi se reconstituer un espace intérieur pour soi aussi est-il bon de l’inscrire physiquement en définissant le lieu où l’on va s’asseoir. Alors, un espace de méditation à soi ? Pour quoi  faire ?

Son « coin méditation » ou petit autel

On peut trouver « son coin » dans sa chambre, son salon, juste un endroit où l’on se sent bien et qui restera là, prêt à nous accueillir. Les méditants ont souvent un petit autel avec quelque objet ou image inspirante, une fleur, une bougie. Là non plus pas d’obligation ni de formalisme. J’ai rencontré en formation un méditant qui a démarré sa pratique dans sa voiture dans son garage parce que c’était l’endroit où il était tranquille et où il se sentait protégé !

Prendre soin de son espace de méditation

Au moment choisi on vient donc s’asseoir là, c’est le lieu de notre rendez-vous et on est là, pleinement là. C’est tout le sens de la pratique de méditation pleine conscience. Etre pleinement là. D’où l’importance du rituel, avec un moment et un lieu défini. Surtout au début, c’est très aidant. Le simple fait de prendre soin de cet espace, avec une fleur, une lumière, un encens, ou quoi que ce soit d’autre d’inspirant pour nous, nourrit notre plaisir d’y revenir pour méditer.

Etre créatif

On peut s’autoriser à être créatif en y déposant un coquillage, un caillou ou toute autre petite chose glanée dans un moment de joie et de paix. Certains vont punaiser au mur une phrase, un extrait de texte ou encore un mot que l’on sent important pour nous dans cette étape de vie. Il n’y a pas de rigorisme en la matière non plus. Ce lieu doit vous ressembler, vous et votre manière d’aborder la méditation. Certains auront besoin de dépouillement tel qu’il est proposé dans tradition zen, d’autres seront plus flamboyants comme peuvent l’être les tibétains dans l’art bouddhiste himalayen. Peu importe. Je connais un méditant qui s’est façonné un autel capharnaüm ou la Vierge Marie trône aux côtés d’un Ganesh débonnaire, le tout noyé dans un fatras indescriptible. Un autre va se poser près de sa cheminer ou sous un arbre de son jardin. Peu importe. L’essentiel est que l’espace intérieur que nous nous appliquons à ouvrir existe déjà matériellement. Et tout ce qui le constitue doit aider, faciliter la connexion que nous cherchons à établir avec nous-même, les autres et le monde.