Des contre-indications à la Méditation Pleine Conscience ?

Ouverte à tous, profondément positive et bienfaisante en soi, la Méditation Pleine Conscience  se doit pourtant d’être abordée avec rigueur et réalisme.

Des bienfaits avérés…

Diverses études, et toutes les neurosciences, apportent largement la preuve des bienfaits de la méditation sur notre santé physique et psychique (voir ici http://artdemediter.com/les-bienfaits-de-la-meditation-pleine-conscience/). De même qu’elle peut s’adapter à tous, dans notre grande diversité, simplement à partir du moment où nous en ressentons l’envie et le besoin. Pour autant, il est utile de rappeler qu’elle est un outil puissant et qu’en tant que tel il est important d’en mesurer les limites.

Situations particulières d’incompatibilité

Parce qu’elle nous conduit à entrer profondément en contact avec ce qui est (en nous et autour de nous), tel que cela est dans l’instant, cette pratique peut provoquer des secousses sur des terrains sensibles. Il est recommandé d’éviter cette pratique dans les situations suivantes :

  • dépression en phase aigüe,
  • états maniaco-dépressif (bipolaires) non stabilisés,
  • troubles aigus de l’attention,
  • séquelles psychologiques d’abus physiques, émotionnels ou sexuels,
  • dissociations,
  • attaques de panique récurrentes,
  • troubles psychotiques avec hallucinations, délires etc.

Encore que, il ne s’agit pas de contre-indication absolue. Cela appelle nécessairement un avis médical préalable et/ou un accompagnement renforcé.

En passant par ses inconforts…

On présente toujours la Méditation Pleine Conscience sous son meilleur jour. Et il est vrai que les premiers pas sont souvent légers et apaisants. Mais il serait malhonnête de négliger d’avertir que c’est un chemin parfois sinueux ! Parce que nous entrons en contact avec une vision élargie, nous éclairons nos zones d’ombres, déconstruisant des représentations et certitudes bien ancrées… et parfois confortables ! Tout méditant chevronné a traversé des périodes de doutes, d’inconfort, pour accéder à un autre seuil, plus profond, plus solide. Avant d’être à nouveau bousculé ! Car c’est aussi ainsi que l’on grandit… J’invite parfois des participants à s’offrir un espace de soin avec un énergéticien, un psychothérapeute pour mieux accueillir et guérir ce qui là, en parallèle de leur pratique.

J’adore ce gatha de Thich Nhat Hanh :

Sans la boue pas de lotus